Tourmenté
Grandiloquent, spectaculaire, conquérant, parfois intrigant… Les adjectifs ne manquent pas pour qualifier le travail sans compromis du créateur Rick Owens, alors que, durant cette fashion week parisienne, s’ouvrait aussi au Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris, la rétrospective consacrée au designer : « Rick Owens, Temple of Love » (jusqu’au 4 janvier 2026). À quelques encablures de là, dans ce décor du parvis du Palais de Tokyo, comme à son habitude, Rick Owens emmène une horde d’hommes en noir. La démarche volontaire, ils sont harnachés, vêtus de pantalons de cuir à grosses écailles de pirarucu, avec de multiples brides, des jeux de pressions et d’empiècements, comme pour mieux affronter un monde postapocalyptique, des pantalons aux larges volumes, des bottes aux lignes franches à bout effilées, des clous, des sangles et une résurgence et récurrence de franges.
Même esprit prospectif, dans un genre beaucoup plus soft, que l’on observe dans le travail des volumes et l’approche de la silhouette masculine de Songzio. Pour le créateur japonais Mihara Yasuhiro, la silhouette aussi se déconstruit, les vêtements jouent les hybrides-casual, à l’image de ce total-look denim et son empiècement blouson de cuir, façon trompe-l’œil.