Mode du futur : les outils
de veille de Caroline Lejamble

Ex acheteuse, elle a fondé Greeny Bird Dress, son cabinet de sourcing en textiles innovants. En parallèle, Caroline commercialise sa matière grise sous forme de dossiers et de fiches techniques.

Sa fondation

« Le site de la Fair Wear Foundation propose des exercices pratiques permettant de déterminer les zones à risque (Inde, Chine, Pakistan, Bangladesh, Thaïlande, Vietnam…) sous pression de l’industrie de la mode et potentiellement les usines textiles qui font appel à des sous-traitants. Je ne recommande pas de se désengager de certains pays, au contraire, mieux vaut tisser des partenariats de longue durée pour monter en compétence, les accompagner avec des préconisations pour se mettre en conformité, car ils ont économiquement besoin de nous. »

Son référentiel

« Parmi la pléthore de matières écoresponsables, l’empreinte environnementale ne peut être totalement neutre. Il y a toujours des concessions à faire et les matières n’ont pas forcément la même durée de vie. Comment choisit-on un tisserand durable ? Il faut savoir que la dette environnementale la plus forte se situe en premier lieu au niveau de la culture ou l’agriculture, la matière en elle-même puis la teinture et enfin l’usage que l’on peut en faire.
L’Analyse du Cycle de Vie (ACV) permet de mesurer sa dette environnementale de manière globale mais aujourd’hui, il y a très peu d’enseignes qui peuvent investir dans ce type d’analyses très poussées qui sont onéreuses. Dans mon activité, j’oriente le sourcing des marques selon leur cahier des charges et leurs enjeux prioritaires. »

Ses matériauthèques

« MatériO’ à Paris et l’Innovathèque à la Cité Descartes de Champs sur Marne rassemblent des milliers d’échantillons répertoriés par catégorie de matériaux, avec une base de données en ligne sur abonnement. »

Ses blogs

« Rendez-vous sur le blog de la mode de demain, Futur 404. Dès qu’un nouveau produit recyclé est lancé, un article est publié, tout est passé au peigne fin ! Pour l’inspiration, j’adore le blog Collectif Textile, on y trouve des biographies de designers, de créateurs et d’architectes qui ont des initiatives poétiques, intelligentes et intéressantes. »

Sa série

« Fashion Geek, la série de documentaires sur les textiles de demain développée par Arte, en 9 épisodes disponibles sur Youtube. J’y ai découvert une technique de fabrication d’un « cuir » d’ADN à partir de cheveux coupés. » 

Sa plateforme

« QueenOfRaw, une plateforme de vente de surstock en ligne basée à New York en partenariat avec des fournisseurs de textiles qui ont des excédents de matières. Elle livre en drop shipping, c’est-à-dire qu’elle n’a rien en stock mais quand on passe commande, la marchandise arrive directement chez nous. C’est ainsi que je me suis procurée des bijoux valorisant des déchets de fruits d’une marque londonienne. Elle permet aussi aux designers, via une plateforme de design 3D gratuite, d’y faire des prototypes en ligne en y assemblant les matières qu’ils souhaitent utiliser à la manière d’un moodboard. Le site rassemble une sélection de matières recyclées, de nouvelles enductions, résines ou déchets classés par catégorie et de petites quantités de cuir. »

Son e-shop

« BuyMeOnce, une boutique en ligne  londonienne de produits écoresponsables : vêtements et chaussures jusqu’à l’électroménager. La société réalise des audits sur les fournisseurs et indique la durée de vie des articles. Une bonne référence quand on ne sait pas trop où acheter. »

Ses événements 

TEXTIFoodFuturo Textiles, des rendez-vous itinérants à l’international et le salon Material District à Rotterdam, qui aura lieu du 17 au 19 mars cette année (ouvert aux professionnels et gratuit).

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Rédaction Juliette Sebille

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