Noémi Saura sublime le cuir par hybridation

Styliste de mode et accessoires, spécialiste du cuir et de la couleur, Noémi Saura a toujours été inspirée par la matière. Sa passion l’a menée à concevoir des réalisations uniques, symbioses entre cuir et papier. Découverte.

Pourquoi ?

C’est sous l’appellation Entropy N°1 que la jeune femme présente son concept de « transformation de matériaux, mix de papier et de chutes de cuir. Dans cette aventure, la matière reste au cœur du projet animé par les textures et les nuances colorées. L’objectif n’était pas de créer un nouveau produit mais de valoriser et modeler des matières dans une configuration inhabituelle. Et ainsi ouvrir le champ des possibles, faire se rencontrer et dialoguer différents savoir-faire ».

Comment ?

Formée à ESMOD, membre du Comité Français de la Couleur, consultante pour des bureaux de style et des salons (CTC, Première Vision…), Noémi Saura a étoffé son parcours d’une formation sur l’éco-conception dans la mode à l’IFMInstitut Français de la Mode -. Après plusieurs mois de recherche et développement, elle est parvenue à établir une formule artisanale qui incorpore le cuir dans des feuilles de papier. Son activité s’inscrivant dans une approche d’upcycling, elle source les chutes de cuirs, majoritairement de la chèvre et de l’agneau, au sein de stocks dormants.

Où ?

Originaire d’Auvergne, Noémi Saura s’est rapprochée du moulin Richard de Bas en activité depuis 1463. Près d’Ambert dans le Puy-de-Dôme, les artisans papetiers fabriquent encore chaque jour à la main quelque 200 feuilles de papier à partir de chutes de textiles en coton, lin ou chanvre, destinées aux éditeurs, artistes, beaux-arts… Référence de la papeterie française, l’atelier, labellisé Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV), adapte sa production au rythme des saisons. Ainsi l’été, il intègre les fleurs de ses jardins dans ses papiers à inclusions florales. Les fougères et graminées, elles, proviennent des berges du ruisseau qui alimente sa roue.

Sous quelle forme ?

Créative et originale, sa solution se décline à travers quatre procédés pour une mise en valeur et en lumière tant des peausseries que du papier : intégration des chutes de cuir de manière aléatoire dans les feuilles, embossage de la matière avec des peaux, « empaquetage » du cuir dans la pâte à papier et fusion du cuir et du papier. Chaque feuille est ainsi unique.

Pour quelle utilisation ?

Ce matériau composite haut de gamme peut se décliner sous différents grammages, mises en forme et usages, à destination des professionnels de l’événementiel (cartons d’invitation, carnets…), de la décoration d’intérieur (lampes, panneaux japonais, fonds d’étagères…), du packaging (coffrets, boîtes…) ou des mises en scène (vitrines…). La personnalisation est le maître-mot, adaptée aux desiderata de chaque client.

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Rédaction Laëtitia Blin

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