Louis Vuitton : une maison résolument moderne
La maison s’illustre par ses créations dans des domaines aussi variés que le sport et l’art. Elle réalise ainsi généralement les malles « trophées » qui accueillent les coupes de différents événements sportifs (Coupe du monde de football ou de rugby, tournoi de Roland Garros, Coupe Davis 2019…). Elle créé, à chaque fois que la France est championne du monde, un ballon spécial dédicacé par les joueurs et vendu en édition limitée. Par ailleurs, lors de la dernière Coupe du monde de la FIFA 2018, les joueurs de l’équipe de France ont reçu un sac Keepall, modèle iconique de Louis Vuitton depuis sa création en 1924. Cet ancêtre du sac polochon, qui incarne « l’esprit du voyage moderne », est aujourd’hui le best-seller de la marque.
La maison Louis Vuitton est également très proche du monde de l’art, comme en témoignent sa fondation éponyme et ses nombreuses collaborations avec des artistes et créateurs contemporains. En 1996, elle a ainsi célébré le centenaire du Monogram en invitant six designers à imaginer une nouvelle série de bagages habillés de la célèbre toile. En 2009, Takashi Murakami collabore à son tour avec le malletier. L’artiste japonais, dont l’univers s’inspire beaucoup du manga, est le premier à toucher à la couleur du Monogram, en proposant notamment une toile blanche au monogramme coloré. En 2014, soit près de 160 ans après sa création, Louis Vuitton célèbre à nouveau le Monogram en donnant carte blanche à six personnalités – Christian Louboutin, Cindy Sherman, Frank Gehry (qui est aussi l’architecte de la Fondation Louis Vuitton), Karl Lagerfeld, Marc Newson et Rei Kawakubo – pour imaginer un sac ou un bagage dans le cadre de la collection capsule « Icônes et Iconoclastes ». La photographe américaine Cindy Sherman s’approprie ainsi l’incontournable Malle, qu’elle transforme en « Malle Studio ». Les nombreux tiroirs, qui forment un dégradé d’alcantara aux couleurs du perroquet de l’artiste, accueillent son nécessaire de travail : perruques, maquillage et accessoires divers. Elle fait également un clin d’œil au passé en collant sur la malle de nombreuses étiquettes, identiques aux étiquettes de palaces que collectionnait Gaston-Louis Vuitton. Jeff Koons est le dernier en date à avoir collaboré avec la maison Louis Vuitton. Pour l’occasion, il s’est inspiré de son œuvre « Gazing Ball Paintings » et a transposé des reproductions peintes à la main de toiles de grands maîtres (Léonard de Vinci, Le Titien, Rubens, Fragonard, Van Gogh) sur certains sacs emblématiques de la maison. L’artiste n’a par ailleurs pas hésité à associer ses propres initiales à celles de Louis Vuitton, une première dans l’histoire du malletier !