Solex marche aussi à pied
La mythique marque française de vélomoteurs des années 60-70 renaît sous différentes licences ...
Lancée par un passionné de cuir, la marque française de ceintures Yolète se distingue par son offre de tiges en cuirs unis ou fantaisies, à marier avec une large offre de boucles bijoux. Découverte.
Certains mettent au point de nouveaux logiciels dans leur garage. Luc Miraglia raconte, lui, avoir « bricolé des ceintures et leurs boucles » dans sa véranda. Agent commercial dans la mode depuis ses 19 ans, l’entrepreneur a toujours été passionné par le cuir. Et la marque qu’il a lancée il y a une quinzaine d’années repose naturellement sur l’utilisation de cette matière noble. Son nom, Yolète, vient, lui, du petit village du Cantal, Yolet, proche d’Aurillac, où est installé l’atelier de prototypage des modèles et de mise à la taille des tiges.
L’originalité de la marque est de permettre à ses clientes de personnaliser leur ceinture grâce à une boucle bijou, vendue à part. Les combinaisons sont multiples, Luc Miraglia imaginant chaque saison (deux par an) 45 nouveaux modèles de boucles à marier avec un choix de tiges en différents cuirs, de la vache essentiellement, et un peu de taureau. Tannés majoritairement végétalement, unis ou fantaisie, ceux-ci permettent de varier les plaisirs grâce à différents ennoblissements, allant du repoussé python au Laminati brillant en passant par l’aspect poulain ou l’incrustation de paillettes. Le tout dans une gamme de six coloris par saison, comme actuellement le champagne, le cherry (rose foncé) et le pétrole.
« Avec Yolète, la ceinture n’est plus une simple pièce utilitaire mais un véritable accessoire de mode. Nos clientes qui possèdent une tige peuvent acheter deux, trois boucles différentes pour la transformer », souligne son créateur.
Pour le sourcing matières, la zone Euromed est privilégiée avec des tiges cuir venues d’Italie, de Hollande et un peu de France. Quant aux boucles, elles sont réalisées chez un fondeur transalpin et la société Scime, un émailleur hexagonal basé dans le Lot, est chargée de 80% de la production pour cette étape.
Grâce à cinq agents indépendants et à une commerciale intégrée, mais aussi à une participation dès ses débuts au salon BtoB Who’s Next, la marque a séduit quelque 200 points de vente, dont 150 en France et le solde en Europe. Outre des magasins de prêt-à-porter, d’accessoires et des bijouteries, Yolète trouve de plus en plus sa place au sein de concept-stores à la recherche de marques différenciantes. Car Luc Miraglia ne connaît pas de concurrent sur son créneau dans l’Hexagone.
La marque a par ailleurs inauguré en septembre dernier sa première boutique, boulevard du Jeu de Paume dans le centre-ville de Montpellier. La clientèle peut y faire couper sur mesure la tige et choisir la (ou les) boucles. « Le concept est bien accueilli par nos clientes, qui apprécient ce côté atelier », constate-t-il, tout en reconnaissant une fréquentation plus soutenue. Il se dit néanmoins « très heureux de l’ouverture de ce magasin, un formidable point d’observation qui permet d’échanger avec la clientèle et mieux percevoir ses attentes ».
Yolète, qui produit désormais 70 000 pièces annuelles, voit son chiffre d’affaires croître tous les ans, pour atteindre 1,4 million d’euros en 2025.
Avec une couverture hexagonale qu’il juge satisfaisante, Luc Miraglia souhaite désormais activer le levier export, direction l’Europe. L’équipe d’une douzaine de salariés, comprenant l’équipe magasin, a d’ailleurs accueilli en septembre dernier Emie, la fille de Luc Miraglia, pour accompagner sa commercialisation à l’étranger, notamment en Belgique. L’entrée au capital de la société Scime, sa partenaire de production, est par ailleurs en bonne voie… De quoi « unir nos compétences à l’international », indique le dirigeant.
Côté salons professionnels, Yolète devrait exposer pour la première fois à l’étranger, à ModeFabrik à Amsterdam, en septembre prochain. La marque peut être confiante : lors de la dernière édition du Who’s Next à Paris en janvier, les visiteurs se bousculaient sur son stand.
Inscrivez-vous à la Newsleather pour recevoir, toutes les deux semaines, un condensé de l’actualité de la filière cuir.
Rédaction Sophie Bouhier de l’Ecluse
La mythique marque française de vélomoteurs des années 60-70 renaît sous différentes licences ...
Un atelier-boutique-café ! C’est le triptyque peu commun imaginé par Hagop Markarian et son associée Marianna Stepanian à travers leur marque Paramaz, ...
Fils de pilote et designer aéronautique, Sylvain Mariat est aux commandes du studio créatif d’Airbus Corporate Jets (ACJ). S’il conçoit au quotidien des ...