Parlez-nous de la genèse de la Galerie-boutique J.M. Weston
La naissance de ce projet est liée à deux souvenirs. Lorsque j’étais étudiant à Paris dans les années 80, j’allais cultiver mon regard dans les boutiques Yohji Yamamoto, Comme des Garçons et Jean-Paul Gaultier comme on visite une galerie d’art. Jamais un responsable de boutique ne m’a fermé la porte, bien au contraire, et je leur suis reconnaissant parce que je n’ai pas pu m’acheter d’emblée des vêtements de créateurs. Et puis – vous n’êtes pas sans savoir que j’ai été directeur de musée et commissaire d’exposition pendant longtemps – j’ai trouvé opportun que l’on puisse introduire une dimension culturelle en zones commerçantes. C’est important que l’on éduque le consommateur, client ou collectionneur à d’autres disciplines. Nombreux sont les collectionneurs de chaussures chez Weston et j’aime bien l’idée qu’une personne pousse la porte de notre boutique, voit une exposition, reparte, revienne acheter une paire de chaussures demain, ou peut-être pas… mais qu’elle appréhende ce qu’est Weston d’abord à travers une exposition. Nous avons donc imaginé cette boutique, toute blanche, à la manière d’une galerie d’art puisqu’elle se situe dans le Marais. Une Galerie Boutique qui vit au gré des invitations et des expositions.