Les accessoires en cuirs exotiques véritables ou façon reptile font peau neuve. Intemporels, racés, sur des lignes épurées, ils insufflent à la silhouette une touche décalée qui ne passe pas inaperçue.
Nobles par excellence, les peaux exotiques sont aussi plus souples qu’on ne le croit. L’automne-hiver 19-20 les met en majesté à travers un large choix d’accessoires à forte personnalité. Leur surface ultra visuelle décline à l’infini un graphisme multifacettes.
Exotisme pur luxe
Crocodiles, lézards, serpents appartiennent à la grande famille des peaux exotiques. Les écailles plates ou « dentées », les plaques cornées ou osseuses qui les protègent sont caractéristiques. Elles dotent tout produit d’une préciosité immédiate. Les marques spécialistes de peaux exotiques respectent strictement la règlementation CITES (Convention de Washington) en vigueur depuis 1975 pour protéger les espèces. Parmi elles, la maison picarde Camille Fournet, réputée pour ses bracelets de montres fabriqués à la main, majoritairement en alligator de Louisiane. Pour répondre à la demande – 96% des ventes – et maîtriser le processus de « mise en couleur », Camille Fournet a installé sur son site de production un atelier de finition d’alligator. La marque continue aussi sa diversification. Une manchette en cuir fait son apparition cette saison, à côté des sacs en plein essor. Déclinée en alligator, veau ou lézard, elle se met aux couleurs de l’automne-hiver : cassis, crème et vert sapin. La marque basque Aïzea est un autre expert des peaux exotiques, qui représentent 40% des ventes. « Notre clientèle vient chercher chez nous un produit fabriqué à la main, à la découpe parfaite, souligne le fondateur Joakin Echeverria. Elle est connaisseuse, éduquée à ce type de peausserie rare et durable, comme l’un de nos cuirs phare, l’alligator Mississipiensis sauvage ». Chacune est soigneusement sélectionnée pour habiller petite maroquinerie ou sac, tel le 24H Donibane, un best-seller à personnaliser dans le coloris de son choix. La peau de serpent, avec ses écailles plus ou moins grosses, est un cuir également très prisé.
Isabelle Farrugia a fait du python sa spécialité. Ses sacs, pratiques et légers, se déclinent en python dit « batik » ou « stone », plus mat, dont les écailles noires sont invisibles. L’un et l’autre offrent l’avantage d’être teints dans un grand nombre de coloris.
Darsala, la marque de Barbara Layachi, associe volontiers python et cobra sur ses sacs aux harmonies sophistiquées. Assemblés en patchwork, les différents cuirs séduisent par leurs géométries abstraites.