Kering spécifie ses standards en matière de bien-être animal

Francois-Henri-Pinault
François-Henri Pinault, PDG de Kering vient d’être chargé par le Président de la République, Emmanuel Macron, de fédérer les entreprises de la mode et du luxe sur l'enjeu écologique.

Fidèle à sa volonté d’avoir le leadership en matière de développement durable, Kering a publié mi-mai ses standards d’amélioration du bien-être animal dans le secteur du luxe et de la mode. Ces standards couvrent toutes les espèces qui font partie des chaînes d’approvisionnement du groupe au niveau mondial.

Ce premier ensemble de normes détaille les exigences concernant le traitement des bovins, des ovins et des caprins tout au long de leur vie, ainsi que des directives relatives aux abattoirs. Ces standards sont le résultat de trois ans de collaboration avec des experts en bien-être animal, des agriculteurs et des éleveurs bien sûr, mais aussi des scientifiques et des ONG. Ils se déclinent en trois niveaux : Bronze, Argent et Or. Le niveau Bronze correspond au minimum requis, conforme et parfois supérieur à la législation européenne. Le niveau Argent propose des normes plus strictes incluant les meilleures pratiques en matière de bien-être animal dans l’industrie, notamment que le bétail puisse se déplacer librement. Enfin, le Niveau Or, le plus exigeant, définit les meilleures pratiques susceptibles de transformer fondamentalement le secteur. Concrètement ces trois niveaux couvrent de :
– l’interdiction des parcs d’engraissement et de l’élevage intensif au profit du pâturage pour une meilleure qualité de vie des animaux,
– la promotion de l’agriculture régénérative et de pratiques qui n’entrent pas en conflit avec l’alimentation des êtres humains,
– restrictions strictes en matière de transport mais aussi du bien-être des animaux de ferme avec l’interdiction des traitements antibiotiques à effet sous-thérapeutique afin de lutter contre la résistance inutile aux antimicrobiens qui menacent la santé humaine.
De plus, les standards Kering préconisent notamment la généralisation à l’échelle internationale des pratiques mises en place au sein de l’Union européenne, ce qui constitue une amélioration notable dans les nombreux pays où la réglementation en matière de bien-être animal est réduite au strict minimum, voire totalement inexistante.

Rédaction Jean-Marc Ménard
Photos © Alain Gil-Gonzalez

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